Confidence au Cameroon…

Femme avec jumelles devant une rivière

Je vais te confier quelque chose, tu comprendras si tu lis jusqu’au bout. 


Depuis plusieurs années, je voyage au Cameroun 2 à 3 fois dans l’hiver. 


Imagine un endroit pur, puissant, grandiose, parfois cruel. 
Une beauté qui te prend aux tripes. Qui te fait peur, parfois. 


Tu dors près des hippopotames, des crocodiles, des léopards. En pleine brousse. Seul, avec le bruit de la rivière. 

L’homme y a sa place, mais la nature domine de toute sa force chaque être vivant, chaque jour. 


En France, nous ne connaissons pas ça. Nous sommes conditionnés. Nous portons des chaussures, un téléphone ou du maquillage. 
Pour faire comme tout le monde. Parce que c’est comme ça, et qu’après tout il ne nous viendrait pas à l’idée de faire le contraire. 


Et voilà, chaque fois que je retourne en Afrique, au campement en brousse, j’ai toujours une appréhension. Une peur irrationnelle et véritable,


Je ne sais pas l’expliquer. La vie là bas est tellement différente de tout ce que j’ai toujours connu. 
Je ne parle pas de la nourriture, ou du matériel, ou encore des buckaroo ouverts qui remplacent les maisons. 


Je parle de cette force qui sort du sol, de l’air, des animaux, de la terre, et de l’eau. 
Cette force indescriptible qui te dit une seule chose : tu ne peux pas te cacher. 


Tu ne peux qu’être toi même.


Tu n’es rien, tu n’as rien d’autre que toi, ton âme et tes tripes. 


Et cette force qui cohabite autour de nous lorsque je suis en Afrique, elle me fait toujours peur quand j’y reviens. 
Quelques jours passent ensuite, et sans prévenir elle me plonge dans un apaisement que je n’ai jamais connu ailleurs. Je lâche totalement prise. La peur a disparu.


Lorsqu’on travaille à nos vies quotidiennes, on oublie souvent qui on est. On avance, on travaille, on rit, on dort, on voit ses amis. On ne fait pas exprès, mais on finit par oublier. On endort son âme. 


Et on devient trop faible pour oser se retrouver. Ou se trouver, tout court. 


Je n’ai jamais été attiré par l’Afrique car j’ai toujours eu cette sensation vis à vis de l’Afrique. La peur de me retrouver face à moi même. 


Pourquoi ? Je le devinerai sûrement un jour, après tout je n’ai que 29 ans.

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